Nouveautés : À QUI MIEUX MIEUX

Nouveautés : À QUI MIEUX MIEUX

À QUI MIEUX MIEUX
par Song Sok-ze

C’est un village « traditionnel » en fibrociment abandonné par une équipe de télévision dans un cadre sauvage, entre rivière et montagne. Une bande d’éclopés de la vie, unis par le hasard, vont devoir y défendre leur peau contre des gangsters, mais la nature jouera le premier rôle dans cette guerre picrocholine... Un roman coréen à la fois hilarant et poignant ! Un feu d’artifice burlesque qui nous embarque à qui mieux mieux et nous tient en haleine jusqu’au bout... À une société en déficit de valeurs, Song Sok-ze, rejeton de Cervantès et de Lao-Tseu, oppose une prose de combat hénaurme et si humaine. Song Sok-ze est un des romanciers les plus appréciés en Corée pour son humour et sa profondeur. Il y a reçu de nombreux prix. Ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues et il s’agit là de sa première parution en français.

Ed. Imago


CORÉE DU SUD
Bibliothéque du voyageur

Guide illustré et en couleurs contenant 400 photos qui accompagnent les textes réalisés par une vingtaine d’auteurs- reporters vivant ou ayant vécu en Corée. Tous les sujets traités – histoire, société, politique, arts, économie, géographie, environnement, sports et loisirs –, brossent un portrait vivant et actuel du pays. Les auteurs ont parcouru l’ensemble des itinéraires et sélectionné les meilleures adresses. Ils ont souvent zoomé et mis en relief un aspect spécifique de l’histoire du pays, de la société, de la faune, de la flore, de l’architecture... Le guide contient aussi une cartographie détaillée permettant de se déplacer facilement, incluant des plans de villes et sites majeurs... Des informations y sont traitées par chapitre, des sélections d’hôtels et de restaurants classées par itinéraires avec cartes de localisation à l’appui.

Ed. Gallimard


PRINCESSE BARI
par Hwang Sok-yong

Princesse Bari conte l’histoire d’une fille, frêle et courageuse, qui fuit la Corée du Nord à la fin des années 1990, se réfugie un moment en Chine avant de traverser l’océan à fond de cale d’un cargo et de débarquer dans un Londres clandestin où se côtoient toutes les langues et religions. A Londres, Bari gagne sa vie comme masseuse, mais elle ne soigne pas seulement les corps, elle console aussi les âmes. Car Bari a hérité de sa grand-mère de dons de voyance qui lui permettent de voyager dans les rêves et lire les cauchemars dont souffrent les autres. Ce roman habité par l’âme d’une jeune fille affrontant de terribles épreuves, puise aux sources du chamanisme coréen : il trans figure une très ancienne légende où une princesse abandonnée va chercher à l’autre bout du monde l’eau de la vie qui permettra aux âmes des morts de connaître enfin l’apaisement.

Ed. Philippe Picquier


JE VEUX ALLER DANS CETTE ÎLE
par Lim Chul-woo

Le narrateur-auteur est né dans une prairie ensoleillée de l’île de Nagil’do, au sud de la Corée. à travers les épisodes dramatiques, pittoresques, ou comiques, qui émaillent la rude existence des îliens et que Lim Chul-woo restitue avec une immense tendresse, c’est l’authenticité des relations humaines dans ces communautés villageoises isolées du monde moderne qui apparaît à l’évidence et nous touche infiniment. Lim Chul-woo, né en 1954, est l’auteur d’œuvres fortes qui lui ont valu de prestigieux prix littéraires et une notoriété internationale. Je veux aller dans cette île, directement inspiré du monde de son enfance, a fait l’objet d’un lm (To the Starry Island) dont il a été le co-scénariste avec Lee Chang-dong et dont le réalisateur est Park Kwang-su.

Ed. L’Asiathèque


LE BRUIT DU TONNERRE
par Kim Chuyong

... Jeune veuve, issue d’une famille ruinée et victime d’un viol, Killyo met au monde un enfant qui disparaît à la n de l’occupation japonaise. Sorte de Mère Courage, la voilà qui arpente inlassablement les routes de la Corée en guerre, au mépris du danger. Seule, soupçonnée par tous, Killyo s’attache à chacun de ses bourreaux comme à ses certitudes. Sillonnant le champ de bataille qu’est devenu le monde qu’il décrit, le roman emboîte le pas de son héroïne, inébranlable face à l’acharnement du destin, insensible aux arguments des forces en présence et tout entière dévouée à son improbable quête...
Kim Chuyong (né en 1939), auteur de nombreux récits satiriques et textes historiques, nous offre ici un rarissime point de vue non partisan sur le drame coréen.

Ed. Actes Sud


L’ART DU SANJO DE GEOMUNGO
par Lee Jae-hwa

Le sanjo est une suite pour instrument solo parfois accompagné par un tambour. Ce genre, qui requiert une grande virtuosité, incarne plus que tout autre la musique traditionnelle des Coréens. Inspiré par la musique chamanique, le pansori et la musique des lettrés, il offre une large palette d’images sonores. Conçu à l’origine pour le gayageum, le sanjo est vite adopté par d’autres instruments coréens et en premier lieu par le geomungo. Lee Jae-hwa appartient à la 3e génération des disciples de Baek Nak- jun, le créateur du sanjo de geomungo. Elle a passé 20 ans à étudier ce genre musical auprès du maître Han Gap-deuk et son travail de reconstitution des différents sanjo de ce dernier lui a valu en 2012 le titre de dépositaire du Trésor immatériel n°16, le sanjo de geomungo. Cet album a été récompensé par l’Académie du disque Charles Cros.

Collection INEDIT/Maison des Cultures du Monde



Cet article est extrait du numéro 86 de la revue "Culture Coréenne", publication du Centre Culturel Coréen. Pour découvrir ce numéro dans son intégralité, cliquez ici.

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