« Pérégrinations coréennes », un passionnant petit livre à découvrir

Par Eric BIDET
Sociologue, spécialiste de la Corée

« Pérégrinations coréennes », un passionnant petit livre à découvrir

Eric Bidet a enseigné à Séoul pendant une douzaine d’années et publié quelques livres et plusieurs dizaines d’articles relatifs à la Corée, dont certains sont d’ailleurs parus, ces dernières années, dans notre revue. C’est un fin connaisseur du pays et ses écrits concernant la Corée et les Coréens sont toujours pertinents et d’une grande subtilité. Son dernier ouvrage, « Pérégrinations coréennes », est le fruit de son long séjour en Corée, de ses nombreuses balades, de ses observations, de ses réflexions et des contacts qu’il a pu nouer sur place. A ces observations personnelles et anecdotes vécues, l’auteur ajoute aussi son regard de chercheur, parsemant son récit d’informations factuelles et de témoignages de voyageurs sur la Corée. Cela donne un livre qui nous présente une image à la fois sensible et documentée de la société coréenne contemporaine et de ses habitants. L’auteur nous aide à mieux comprendre leur mode de fonctionnement et fait montre, ce faisant, d’un réel talent d’observateur au regard quelquefois critique, souvent attendri.

La lecture de ce petit livre, rehaussé de dessins originaux de Nicoby, nous paraît devoir être recommandée à toute personne s’intéressant à la Corée et aux Coréens. C’est pourquoi, afin de vous mettre en appétit, nous avons exceptionnellement décidé de publier dans son intégralité le 2e chapitre, qui est à la fois intéressant et représentatif de l’ouvrage. Nous espérons que cette lecture vous donnera envie d’en savoir davantage sur ces « Pérégrinations coréennes ».

G.A.

Précipitation

Mon chauffeur de taxi, comme beaucoup d’autres ici, ne semble guère enclin à cette « mélancolie existentielle et blasée » que Montalban associe à la profession. Il lui semble pénible en effet de devoir s’arrêter au feu rouge et attendre tranquillement que celui-ci passe au vert ou même de laisser une autre voiture le dépasser au gré des aléas de la circulation. J’ai envie de lui dire que je ne suis pas à cinq minutes près, mais quels mots utiliser pour ne pas l’énerver davantage...

« La lenteur ne signifie pas l’incapacité d’adopter une cadence plus rapide. Elle se reconnaît à la volonté de ne pas brusquer le temps, de ne pas se laisser bousculer par lui » souligne Pierre Sansot, dont les livres, récemment traduits en coréen, rencontrent ici un succès rassurant, peut-être justement en raison de leur « exotisme ». La lenteur n’est donc pas le résultat d’une contrainte imposée, par exemple par une incapacité physique ou des éléments extérieurs, mais un rythme assumé résultant d’un choix personnel. Dans la société coréenne, il est difficile de percevoir cette idée de lenteur positive, qui serait un art de vivre ou un rythme nécessaire à faire bien les choses. On considère plutôt cela comme une sorte de faiblesse, d’insuffisance, voire une forme de paresse, à la rigueur le privilège désuet de quelques professions spirituelles ou artistiques, qui s’évertuent à ne pas se soucier d’une quelconque productivité alors que la mondialisation nous répète chaque jour qu’il n’est plus temps de prendre son temps. La modération, variante de la lenteur qu’évoque également Sansot, revêt elle aussi rarement la connotation positive de modestie, mais presque toujours celle, négative, de pingrerie, signe d’une insuffisance de moyens ou d’une absence de générosité. Pour échapper à de tels soupçons infâmants et ne pas risquer ainsi de perdre la face, on tombe donc fréquemment dans l’excès inverse, la surenchère, l’abondance de biens, ce qui se solde souvent par du gaspillage. En somme, mieux vaut en faire beaucoup trop que de risquer de ne pas en faire assez. « Manger beaucoup est un honneur en Corée », écrivait déjà Baudens en 1884, « de peur de perdre une bouchée, à peine parle-t-on pendant les repas ». « À consommer avec modération » ne semble donc pas faire partie du bréviaire coréen, qu’il s’agisse de l’alcool, de l’eau pour la toilette ou la vaisselle, de l’énergie pour le chauffage ou la climatisation, de la nourriture pour le repas, etc. « Avec les tonnes de nourriture jetées chaque jour en Corée du Sud, on pourrait nourrir le peuple nord-coréen » ironise l’écrivain Hwang Seok-young.

Les premiers témoignages occidentaux sur la Corée s’étonnent pourtant de la nonchalance des autochtones. Chris Marker la nomme plus poétiquement« indolence » et la considère comme un élément d’une « douceur de vivre. » Angus Hamilton s’émerveille d’un « art de ne rien faire » : « Les habitants du Royaume Ermite sont particulièrement versés dans l’art de ne rien faire en y mettant de la grâce. Il y a en conséquence un charme et une variété infinis dans la vie quotidienne en Corée. Les gens du pays prennent leurs plaisirs passivement, et leur incapacité de constitution leur donne l’apparence d’avoir peu de choses à faire, si ce n’est de se promener lentement au soleil, ou de s’asseoir, les jambes croisées, à l’ombre de leurs maisons ». Georges Ducrocq remarque aussi « la foule nonchalante » qui remplit les rues de Séoul ajoutant que « si un homme soucieux et pressé traverse cette foule nonchalante, on le laisse passer avec un sourire de dédain : c’est un fonctionnaire, un malheureux qui travaille. » Henri Michaux est en 1933 un des premiers à percevoir ce qui est devenu aujourd’hui un des traits caractéristiques majeurs de la Corée en évoquant « ce singulier emportement qui caractérise, entre toutes les races jaunes, le Coréen ». Quarante ans plus tard, Nicolas Bouvier affine un peu le jugement : « à moins d’être sage ou très vieux, le Coréen met à tout une brusquerie superflue ». Si l’accélération des rythmes sociaux découle incontestablement du cours du progrès technique, de l’urbanisation et de la croissance économique, il semble que la Corée n’a pas attendu si longtemps pour adopter un rythme trépidant.

Aujourd’hui, l’impression qui domine est effectivement souvent celle d’un tohu-bohu, d’un capharnaüm, d’un empressement, d’une exubérance pas toujours bien contenue, d’une précipitation rarement maîtrisée. On constate souvent une incapacité à prendre le temps, à se dégager de la contrainte de l’emploi du temps, si bien qu’en maintes circonstances la patience s’efface devant l’empressement, l’urgence, l’impatience. Impression manifeste lorsqu’on fait l’expérience de quelques lieux publics tels que poste, banque ou gare où, presque inévitablement, le client suivant vient sans aucune gêne apparente s’installer au comptoir comme s’il voulait participer à la discussion qu’on a avec l’employé ou, tendant ses papiers, comme s’il voulait tout simplement qu’on s’occupe de lui dans l’instant. Chris Marker avait choisi de souligner le bon côté de ce qu’il percevait davantage comme une forme de spontanéité, une manière d’expressivité qui contre-disait ce qu’il appelait la « Fameuse Impassibilité Asiatique », stéréotype longtemps véhiculé par l’imaginaire collectif occidental. Aujourd’hui, on est certes encore tenté de moquer cette prétendue patience orientale, mais pas forcément de manière aussi positive que Marker...

Composante de l’identité nationale depuis qu’elle symbolise le développement économique ultra-rapide du pays, la culture du ppalli ppalli (culture de la précipitation) est devenue une sorte de marque de fabrique de la Corée moderne, rapprochant la société coréenne actuelle de cette « société de consumation » que décrit Bataille : société affairée - comme le mot convient bien - société en mouvement perpétuel, comme cherchant sans cesse à se débarrasser d’un excédent, de cette fameuse « part maudite », ce trop plein de ressources qu’il faut brûler. Les ramifications de cette culture du ppalli ppalli se prolongent parfois jusque dans des petits détails de la vie quotidienne. On a parlé des guichets et des taxis, le fonctionnement des ascenseurs offre un autre exemple anecdotique de cette impatience. En France, la plupart des ascenseurs ne sont équipés que d’un seul bouton pour le contrôle des portes : celui destiné à empêcher la fermeture automatique pour le cas où l’on doit attendre quelqu’un. Dans un souci de ne pas perdre la moindre seconde, les ascenseurs coréens sont systématiquement pourvus aussi d’un deuxième bouton pour faire se refermer la porte de manière à ne pas avoir à supporter l’attente interminable de la fermeture automatique. Sitôt monté dans l’ascenseur, le jeu consiste à manier avec dextérité les deux boutons de fermeture et d’ouverture des portes de sorte que la cabine ne reste immobilisée que le temps qu’on juge nécessaire aux mouvements d’entrée et de sortie, ce qui entraîne parfois la fermeture des portes au nez de l’un ou l’autre usager. Paul Morand l’avait bien dit en 1927 : « C’en est fini de la patience asiatique. » Une autre facette, moins anecdotique, de cette culture du ppalli ppalli est la surconsommation et le changement perpétuel. Rompre le pacte d’amitié que nous avons avec un objet, pour reprendre les termes de Sansot, ne semble pas poser un problème majeur en Corée, où l’idée d’attachement, de relation affective à l’objet ancien, familier est balayée par l’attrait pour la nouveauté. Tout, ou presque, se jette et se renouvelle à un rythme soutenu et sans cesse accéléré par les publicitaires et vendeurs de toutes sortes. Catalogues de vente par correspondance sont envoyés gratuitement et tous les mois à domicile et les chaînes de télé-achat encombrent les canaux de la télévision câblée dans le but de créer des besoins et de les satisfaire le plus aisément possible. La crise de 1998 a momentanément enrayé ce phénomène, allongeant le cycle de rotation des objets et redonnant goût à des produits anciens qui avaient disparu, notamment ces sucreries autrefois populaires : beignets de pâte de haricot rouge en forme de poisson, galettes de céréales garnies de sucre brun caramélisé, sucettes de soda et de caramel.

Une telle frénésie de consommation pose des problèmes très concrets d’élimination des déchets, du trop- plein, mais également un problème plus philosophique d’identité. La société coréenne est une société de la nouveauté, du dernier cri à tel point que les objets ou meubles traditionnels ont disparu de beaucoup de foyers. Cette fascination pour la nouveauté est particulièrement marquée pour les produits issus des nouvelles technologies, ordinateur, caméra vidéo ou téléphone portable notamment, mais elle concerne aussi les voitures, qui sont pour la plupart rutilantes et presque neuves, ou les logements, dont la durée de vie n’excède guère vingt ou trente ans. Cela se traduit également par une volonté de tout voir et tout avoir tout de suite, par un goût prononcé pour le condensé, le saccadé, le « tout-en-un » forcément superficiel, par exemple les « tours d’Europe » en dix jours, où on court de capitale en capitale, de musée fameux en monument célèbre. Autre effet du phénomène : ces jeunes couples trop gâtés qui trouvent désormais si naturel d’être entretenus par leurs parents jusqu’à un âge avancé puis de recevoir, sitôt mariés, un appartement tout équipé et la voiture qui va avec. On peut y voir l’expression d’une forme de solidarité familiale, mais cela s’apparente aussi à une forme de dérobade face aux réalités de la vie et une incapacité à patienter, à acquérir les choses petit à petit. Fascination également pour la bourse, la nouvelle économie, la spéculation immobilière, les réseaux pyramidaux de vente à domicile, si florissants en Corée, apparition des commerces les plus variés dont le taux de rotation est étourdissant, etc.

L’expression de la culture de la précipitation trouve une illustration exemplaire dans les mœurs routières : incapables d’attendre tranquillement que le feu passe au vert, la plupart des véhicules progressent centimètre par centimètre empiétant sans vergogne sur les passages pour piétons, quand ils n’ignorent pas tout simplement la signalisation, comme le font beaucoup de bus et taxis. « Conducteurs indisciplinés et dangereux » résumait lapidairement la fiche Corée de la Caisse de sécurité sociale des Français de l’Etranger il y a quelques années. Pour un étranger, la première traversée d’une artère fréquentée est en général une expérience déroutante : après avoir été en général contraint d’attendre de longues minutes que le feu passe au rouge, il constate avec stupeur après avoir fait quelques pas que le voyant pour les piétons commence déjà à clignoter, indiquant son changement de couleur prochain. Il reste pourtant quelques dizaines de mètres à franchir pour atteindre le trottoir d’en face. Anxieux à l’idée de devoir rester planté au milieu de la chaussée, coincé entre les flux incessants de véhicules, il presse alors le pas dans un effort désespéré pour atteindre à temps l’autre côté de la rue. Se retrouver à Paris, Tokyo, Bang- kok ou Pékin, est une délivrance pour le marcheur urbain. On est presque décontenancé de voir le feu y rester au rouge si longtemps, alors que les artères y sont pourtant trois fois moins larges qu’à Séoul. Cet étrange timing des feux de signalisation offre aux carrefours des ballets étonnants ponctués de chevauchées désespérées de femmes en tailleur et talons aiguille ou d’hommes en costume trois pièces et attaché-case courant avec toute la vélocité que leur permet leur accoutrement. À l’inverse, chose qui ne cesse de m’étonner, malgré l’absence de tout véhicule, le piéton coréen respecte rigoureusement les feux et attendra le temps qu’il faudra pour traverser la voie. C’est à vrai dire une des seules circonstances où la culture du palli palli semble tout d’un coup oubliée, reléguée derrière une logique supérieure, celle du respect de l’ordre établi... ou de l’instinct de survie. Cela donne finalement la curieuse impression que le code de la route est avant tout destiné aux piétons, tant il est étonnant de voir à quel point ceux-ci le respectent scrupuleusement, alors qu’ils l’interprètent avec beaucoup plus de liberté une fois devenus eux-mêmes conducteurs...

S’il est certain que la lenteur occupe une place plus grande dans des sociétés plus traditionnelles, moins développées économiquement, et dans des environnements moins urbanisés, le niveau de développement économique, d’urbanisation et de modernité n’explique pas, à lui seul, l’omniprésence de la culture de la précipitation dans la société coréenne. Qu’on regarde en effet du côté du Japon et on y constate que la lenteur et la modération y occupent encore une place de choix, y compris dans des centres urbains importants, où le vélo et la marche à pied ont encore une place centrale. « Le marcheur est celui qui prend son temps et ne laisse pas le temps le prendre » écrit David Le Breton. La place démesurée qu’occupe l’automobile dans la société coréenne, conséquence à la fois de choix politico-économiques (servir les intérêts des constructeurs automobiles) et d’éléments culturels (fascination pour le mode de vie américain) fournit sans doute l’une des explications les plus solides à l’importance qu’a pris la culture de la précipitation en Corée. Le rythme inhérent à l’utilisation de la voiture est incontestablement l’un des principaux facteurs de destruction de la lenteur, à la fois comme moyen de transport se substituant à ces moyens « lents » que sont le vélo et la marche à pied, mais également par l’environnement hostile à la marche qui en découle. L’infrastructure urbaine (passages piétons souterrains ou aériens, immenses parkings, artères de largeur démesurée, rues étroites dépourvues de trottoirs pour assurer une bonne circulation des véhicules) et la pollution élevée qui accompagnent la circulation automobile contribuent à rendre peu agréables, à rendre même dangereux le déplacement à pied et la flânerie. Le nombre de jeunes enfants renversés par des voitures ou des motocyclistes qui utilisent impunément les trottoirs est particulièrement élevé à Séoul et dans les grandes villes coréennes.

Le système social propre à la Corée constitue un autre élément d’explication du succès de cette culture de la précipitation. « La flânerie, que nos sociétés ne tolèrent pas plus que le silence, s’oppose alors aux puissantes contraintes de rendement, d’urgence, de disponibilité absolue au travail et aux autres », souligne Le Breton. Dans une société coréenne tout entière tournée vers la productivité, la rentabilité et, surtout, la disponibilité, dans une société régentée avant tout par le dévouement individuel aux exigences du travail et par le strict respect de règles imposant des obligations sociales incontournables, la flânerie, le temps pour soi, la lenteur ne peuvent nécessairement avoir qu’une place congrue. Qu’on se souvienne à cet égard que la durée du temps de travail avoisine encore, dans beaucoup d’entreprises coréennes, les cinquante heures hebdomadaires, à quoi s’ajoute la pratique encore très répandue du dîner entre collègues. La fascination des Coréens pour les nouvelles technologies de la communication, téléphone portable et internet, a encore accru cette disponibilité quasi-permanente à l’égard des autres, rendant encore plus improbable la possibilité de solitude intérieure, de repli sur soi. Il n’y a plus guère finalement que le bain public qui offre aujourd’hui un véritable espace de tranquillité, d’isolement, d’échappement au monde et aux autres, même si certains trouvent encore le moyen d’y laisser leur téléphone portable au guichet pour rester joignables.

« L’agitation des grandes villes, l’adoption des horaires internationaux, la généralisation de l’air conditionné, la suprématie de l’idéologie du travail et de l’argent, rejettent la sieste dans les pratiques ancestrales, villageoises, traditionnelles, improductives » note Thierry Paquot. Autant d’éléments qui sont effectivement au cœur de la culture coréenne du ppalli ppalli. Celle-ci, pourtant, génère aussi des moments d’inaction totale, des assoupissements irrésistibles, des siestes improvisées mais la sieste coréenne n’est pas la sieste occidentale, souvent méridienne. Ici, on s’assoupit à toutes heures en fonction des circonstances. Dans les bureaux, surtout en début d’après-midi, juste après le déjeuner. Dans les petites boutiques de quartier, il n’est pas rare d’avoir à réveiller les commerçants pour pouvoir payer ce que l’on doit. Et le métro offre souvent le spectacle de rangées entières assoupies, chacun la tête sur l’épaule de son voisin, dans une sorte de jeu de dominos humain. Au bain public, une salle avec des matelas par terre est même consacrée à la sieste, au repos. Un jour où j’avais deux fois une heure à passer dans le train, j’avais apporté avec moi ce petit essai que Thierry Paquot a consacré à l’art de la sieste. La lecture du journal du jour expédiée, j’attrapai l’essai, autrement plus captivant que les derniers rebondissements de l’affaire Daewoo ou les nouvelles estimations de taux de croissance de l’économie coréenne, qui seraient de toute façon probablement révisées dans quelques semaines. Au retour, je poursuivis ma lecture et, contagion ou mimétisme, plongeai bientôt dans une petite sieste sous l’effet conjoint du roulis du train et de la chaleur étouffante régnant dans le wagon. C’est en effet situation fréquente en Corée que de se trouver dans une atmosphère surchauffée, que ce soit dans les transports, au bureau, au restaurant, au supermarché, à la maison. Pays qui importe la majeure partie de son énergie, la Corée dépense paradoxalement l’énergie sans compter, sans grand souci d’économiser. Mais revenons à cette sieste.

Elle fut interrompue par une ajuma tentant d’attraper ses deux lourds sacs à dos disposés au-dessus de ma tête. À ce moment-là, plus aucune fatigue pour reprendre la lecture du texte que j’achevai lorsque le train entrait en gare de Séoul.


NDLR : Faute de place, nous n’avons malheureusement pas pu reproduire les jolis dessins de Nicoby illustrant ce chapitre. Le lecteur pourra donc les découvrir en lisant l’ouvrage dont les illustrations sont, sans nul doute, un atout supplémentaire.



Les titres de l’Atelier des Cahiers sont disponibles dans les librairies spécialisées sur l’Asie (Phénix, Han-Seine, Opiomane, You-Feng, etc.) et virtuellement dans toute librairie en France et dans le Bénélux (en cas d’absence, ne pas hésiter de demander à votre libraire de les commander).
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Cet article est extrait du numéro 81 de la revue "Culture Coréenne", publication du Centre Culturel Coréen. Pour découvrir ce numéro dans son intégralité, cliquez ici.

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