« Trois nuances de danses traditionnelles » Spectacle de danse interprété par Yi Chul-jin
101, boulevard Raspail
75006 PARIS
Mardi 11 octobre à 20h
En partenariat avec la Maison des Cultures du Monde dans le cadre du 25e Festival de l’Imaginaire
Dans le cadre de la 25e édition de son Festival de l’imaginaire, scène ouverte aux peuples et civilisations du monde contemporain, la Maison des Cultures du Monde propose un volet coréen avec un spectacle de danse de haute tenue. « Trois nuances de danses traditionnelles » est un récital qui propose, comme son nom l’indique, une suite inédite de trois danses reconnues comme des éléments majeurs du patrimoine vivant coréen, et remarquablement conservées bien qu’ayant évolué au fil des siècles : taepyeongmu, salpuri et seungmu.
Taepyeongmu est une forme unique de danse populaire basée sur un jeu de jambes rapide déterminant les mouvements du haut du corps. S’inspirant des techniques de danse et des motifs musicaux du rituel chamanique Gyeonggi dodanggut, elle évoque une prière pour un règne paisible et des récoltes abondantes.
Salpuri, qui signifie « danse pour chasser les mauvais esprits », était à l’origine une danse d’exorcisme. Exécutée sur de la musique instrumentale chamanique sinawi, et utilisant pour seul accessoire une longue écharpe blanche, salpuri exprime l’ émotion intérieure caractéristique du han (la douleur opprimée) à travers ses mouvements raffinés, contrôlés et délimités dans l’espace.
Enfin, bien que communément appelée « danse des moines », seungmu n’est pas formellement associée aux rituels bouddhistes ou dansée par un moine. Elle est généralement accompagnée d’instruments à vent (piri et daegeum), à cordes (haegeum), et de tambours (janggu et buk). Cette danse hautement sophistiquée, à la structure rythmique et chorégraphique complexe, dépeint la lutte humaine pour se transcender et se sublimer.
À propos de Yi Chul-jin
Yi Chul-jin est un danseur qui a perfectionné les répertoires d’inspiration bouddhique et chamanique, dont seungmu et salpuri, considérés généralement comme les formes les plus abouties et les plus esthétiques de danse scénique en Corée. Il fut l’apprenti de Lee Aeju, maître du seungmu, et il est aujourd’hui le seul danseur masculin capable d’interpréter sa version complète de seungmu et salpuri. Il a également hérité des versions complètes de Han Young-suk. Plusieurs instrumentistes reconnus se produiront en dehors des parties dansées ou en accompagnement de celles-ci : ajaeng (cithare à archet), haegeum (violon coréen à deux cordes), daegeum (flûte traversière en bambou), piri (flûte courte), hojeokpungryu (hautbois en bambou), janggu (tambour en forme de sablier à deux membranes), soe et jing (gongs).
Yi Chul-jin, danse
Yoo In-sang, janggu
Bae Reon, ajaeng
Park Jong-hyun, daegeum
Kim Seung-tae, haegeum
Choi Kwang-il, piri
Park Ju-hong, kkwaenggwari et jing
Informations et billetterie sur
www.maisondesculturesdumonde.org/festival-de-limaginaire/
THÉÂTRE DE L’ALLIANCE FRANÇAISE
101, boulevard Raspail
75006 PARIS
Tél : 01 42 84 90 00






