ANNULATION Exposition « LA FIN DES CERTITUDES »

ANNULATION Exposition « LA FIN DES CERTITUDES »

29 Oct BASTILLE DESIGN CENTER

74, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris

Du 29 octobre au 1er novembre 2020







ANNULATION de l’exposition SONAMOU « LA FIN DES CERTITUDES »

Chers amies et amis de l’association du SONAMOU et du Centre Culturel Coréen,

Dans un contexte d’attente de décisions du gouvernement et de l’allocution à venir du président Macron concernant les futures restrictions possibles, nous sommes au regret de vous annoncer, et ce malgré tous nos efforts pour l’éviter, l’annulation de l’exposition des artistes SONAMOU prévue du 29 octobre au 1er novembre 2020.

Nous souhaitons, à travers cette décision, témoigner de notre solidarité au peuple et au gouvernement français en nous abstenant de tout risque inutile qui pourrait être de nature, en cas de contamination accidentelle, à ajouter un poids supplémentaire sur les épaules du personnel soignant parisien.

Nous tenons à nous excuser de tous les désagréments occasionnés.

Bien amicalement et prenez soin de vous,
Dans l’espoir de vous revoir bientôt,

L’association des artistes SONAMOU et le Centre Culturel Coréen





L’association des artistes Sonamou réunit des créateurs sud-coréens vivant et travaillant dans la région parisienne. Une exposition est mise en place annuellement afin de rendre compte de leur activité. Elle permet également de relever une pluralité dans les pratiques et les médiums, ainsi que des préoccupations formelles qui possèdent une identité propre.

Chaque exposition donne la possibilité de faire face à l’actualité. Celle des artistes et des travaux élaborés durant l’année en cours, mais aussi celle du temps présent. Pour cette édition 2020, l’un des enjeux consiste sans doute à déterminer comment l’art et les artistes sont en mesure de composer avec la densité des événements récents, notamment au regard des dernières crises humaines, politiques et sanitaires. Dans ce contexte, l’impression générale est que le monde a changé, ou plutôt, qu’il a basculé vers une chose autre à laquelle nul ne pouvait s’attendre. L’inattendu, l’invraisemblable et l’art de déjouer les pronostics sont devenus monnaie courante. C’est ce qu’enseignent la victoire des candidats les plus improbables aux élections nationales, ou le surgissement de la pandémie de Covid-19 – d’autant plus lorsque cette dernière fait vaciller le système capitaliste au point de questionner sur la mise en place d’une alternative. Aussi, parmi toutes les incertitudes qui dominent le monde moderne, la plus grande reste celle qui accompagne les devenirs humains, puisque rien ne permet d’affirmer avec évidence que l’Humanité survivra aux prochains siècles.

Intitulée « La fin des certitudes », la présente exposition peut évoquer la mécanique du savoir, considérant que tout acte de connaissance, de croyance ou d’élaboration intellectuelle oscille entre l’irrécusable et le niable. À l’échelle des sciences, il n’y a pas si longtemps encore, l’univers et ses lois fondamentales étaient associés à des conceptions définitives, tandis que le monde vaquait continuellement vers des avenirs meilleurs. Le XXe siècle a toutefois permis de se défaire des conclusions catégoriques, en proposant des modèles où interviennent le hasard et la contingence, ou en faisant face à des catastrophes susceptibles de mettre un terme à toute postérité. Désormais synonyme d’adaptabilité et de flexibilité, l’incertitude est une composante avec laquelle composer afin de progresser dans la connaissance et les comportements humains.

Par conséquent, si les sciences, l’Histoire et les concepts ont mis fin aux certitudes, qu’en est- il de l’art et des artistes ? De quelle façon ces derniers s’emparent-ils de l’incertitude, et à quel niveau intervient-elle ? Se peut-il que la « fin des certitudes » soit le reflet d’autres « fins », celle des traditions, des fondements et des récits qui traversent le monde tel que nous le connaissons ? Bien davantage, toute fin ne signifie-t-elle pas un nouveau commencement ? C’est en tous les cas à ce type de questionnements que nous invitent les artistes de l’association Sonamou.

Julien Verhaeghe




ASSOCIATION DES ARTISTES SONAMOU
En 1991, l’Association SONAMOU est créée par 25 artistes coréens qui travaillent en région parisienne en France. Ensemble, ils démarrent dans des ateliers installés dans l’ancien arsenal d’Issy-les-Moulineaux . Très vite, 21 autres artistes de toutes nationalités les rejoignent, faisant au total 46 artistes réunis au sein de l’association.
De 1991 à fin 2001, date de la fermeture de l’atelier d’Issy-les-Moulineaux, les artistes de l’association ont organisé et participé à de nombres expositions au sein de cet atelier, et leur à permis beaucoup d’échanges entre les membres d’association.
En 2001, l’association change de nom et devient Association des Artistes SONAMOU. Depuis, l’association organise annuellement une exposition pour ses membres et plusieurs autres expositions exceptionnelles en France, en Corée ou aux Etat-unis. Encore aujourd’hui l’association ne cesse de se développer en invitant des artistes coréens qui travaillent aux Etat-unis et en accueillant régulièrement de nouveaux membres.
Récemment en 2008, l’association a créé le « Lauréat du prix SONAMOU » qui récompense un artiste extérieur à l’association afin d’encourager le développement de la communauté artistique coréenne.





BASTILLE DESIGN CENTER
74, boulevard Richard Lenoir 75011 Paris


Les derniers programmes

Afficher tout le programme