« L’ART DU PANSORI » - Le Chant de Chunhyang et le Chant de Heungbo
Vendredi 4 mars à 20h à l’Opéra de Rennes
• Lee Myeng-kook, chant, narration
• Jo Young-je, tambour buk
- Spectacle surtitré en français -
En fond de scène, un paravent ; au sol, une grande natte sur laquelle se dresse la chanteuse de pansori vêtue d’une longue et ample robe blanche ; à ses côtés, le gosu assis en tailleur devant son tambour buk. Attentif aux moindres gestes de la chanteuse, à ses plus légères inflexions vocales, il participe à la mise en musique et en bruits du récit tout en l’encourageant par ses exclamations. Pour tout accessoire, la chanteuse a un éventail qui devient tour à tour bâton, cheval, lettre, coupe d’alcool, ombrelle, montagne ou rivière.
C’est dans ce dispositif léger, conçu pour un art autrefois nomade, que la chanteuse s’empare de son auditoire et ne le lâche plus pendant des heures. Tour à tour narratrice, comédienne, chanteuse, elle fait surgir une galerie de personnages : des hommes et des femmes de toutes classes sociales, nobles, fonctionnaires et paysans, bonzes et chamanes, roturières et courtisanes… Sa voix puissante tantôt raffinée, tantôt gouailleuse, ses gestes chorégraphiés plongent le public dans le rire, les pleurs, l’indignation, la moquerie ou l’étonnement…
Les histoires exaltent les vertus morales telles que l’amour filial, la fidélité, la piété, le sens du devoir, mais introduisent en même temps une critique sociale, une réflexion sur l’injustice du monde, un certain fatalisme.
Lee Myeng-kook interprétera des extraits de deux récits qui illustrent des facettes différentes de cet art. Le premier, Le Chant de Chunhyang, est le plus célèbre ; il s’agit d’un mélodrame entre un étudiant et une fille de courtisane dont l’amour est contrarié par un gouverneur félon ; le second, Le Chant de Heungbo, relève de la fable morale et du comique paysan avec ses scènes pleines de malice.
- Pierre Bois -
Renseignements et réservations : www.opera-rennes.com/saison-2015-2016


