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« Transparence » : 24e exposition de l’A.J.A.C


« Transparence » : 24e exposition de l’A.J.A.C
L’A.J.A.C (Association des Jeunes Artistes Coréens, fondée en 1983) est une association de plus d’une quarantaine de membres. C’est un groupe d’une intense créativité qui s’exprime à travers un grand nombre de pratiques artistiques : peinture abstraite et figurative, sculpture, installation, vidéo, photographies, travaux sur divers supports…

Nous avons retenu l’idée de « Transparence » pour cette vingt-quatrième exposition annuelle de l’AJAC au Centre Culturel Coréen qui met en scène treize artistes de cette association.

La notion de transparence, très significative dans l’art du moderne, notamment depuis le Bauhaus, est centrale dans l’architecture et le design post-modernes. Le Musée Beaubourg à Paris est à cet égard un exemple très révélateur de l’usage que l’on peut faire de la transparence en architecture. Toute la façade est une gigantesque vitre qui montre l’intérieur du musée, et la structure apparente de tuyauteries met à l’extérieur ce qui est habituellement caché dans l’infrastructure du bâtiment.

Dans le domaine de l’art, la peinture moderne, de l’impressionnisme au monochrome, est la marque d’une prise de conscience de la réflexivité, qui met en scène, en toute transparence, la matérialité de la toile, simple objet bidimensionnel sans épaisseur. Cette tendance aboutit à l’esthétique du monochrome, qui met en avant la surface et la matérialité du support de la toile. La matière de ce support est devenue plus légère et plus transparente : l’artiste peut peindre sur de l’émail ou sur des vitres, et laisse ainsi apparaître la peinture elle-même, dans une démarche anti-illusionniste. Dans l’art post-moderne, comme par exemple, le Pop-Art, l’artiste joue sur la surface, le manque de profondeur, l’artificialité de la représentation, dans un travail de recherche esthétique dont un des aboutissements est l’art vidéo, qui met en jeu l’écran et sa surface transparente.

Transparence des matières dans les objets, fluidité des formes et des mouvements dans les films vidéos, sentiment de légèreté qui se dégage des installations, sont autant de caractéristiques qui définissent les œuvres des treize artistes exposés ici.

L’exposition explore deux dimensions de ce travail sur la transparence : l’intense présence corporelle des matériaux, le regard que ces artistes portent sur le monde à travers ces matières qui fonctionnent comme des prismes, des fenêtres, des instruments d’observation.

Les installations de HER Mi-Hei faites de boîtes en plastique transparentes à la surface desquelles sont imprimés des textes et des photographies sont comme des journaux intimes qui sont certes révélés au public mais conservent leur tenace mystère.

KIM Sun-Mi déconstruit des objets usuels tels que des chaises en y incluant des fils qui s’étirent dans l’espace de l’exposition, et déstabilise la relation espace/objet en dérangeant les limites entre l’intérieur et l’extérieur de l’objet.

Les monochromes de OH Kathrine jouent des possibilités du langage avec les mots qui s’y insèrent, tandis que LEE Hyo-Sung fait des monochromes sur des supports quasi-transparents.

Les aquarelles de LEE Sun-Hyun sont des plongées dans un monde aquatique, transparent et insondable. PARK Byung-Hoon superpose des pigments par couches successives de transparence dans des œuvres d’une légère subtilité.

A la surface des écrans vidéos de OH Seung-Ah se mêlent et se superposent des réalités distinctes qui se rencontrent, s’unissent et se séparent dans une grande fluidité. Avec l’objet accroché, suspendu, de LEE Young-In, on voit apparaître, suggérée, la figure d’un avion en plein vol qui libère une impression de mouvement, de défi lancé aux forces de la gravitation.

La confrontation entre l’objet réel et l’objet figuré, dans une photographie dans l’installation de JUNG Ho-Tai, explore la question du rapport entre chose et représentation, entre sujet et objet. A travers sa véritable « statue-miroir », CHOI Sung-Hoon montre le processus de construction de l’identité.

Les silhouettes incertaines, transparentes, vibrantes, des toiles de YOUN Hye-Sung nous interrogent sur l’identité troublée et vaporeuse des figures que saisit notre regard. La femme asiatique qui porte un foulard musulman dans la vidéo de HWANG Eun-ok déstabilise notre vision de l’identité, construite par le regard posé sur soi par l’autre. Chez KIM Eun-Hee, la femme masquée qui enlace un homme nous interroge à travers un jeu sur le langage troublé d’être ainsi convoqué.

On le voit, l’inspiration, le dynamisme, la variété des thèmes et des traitements, présents chez ces artistes sont riches et témoignent de la vitalité artistique de l’A.J.A.C.

Du 27 juin au 18 juillet 2007
au Centre Culturel Coréen



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