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Semaine du bouddhisme coréen à la Maison des Cultures du Monde


Introduit en Corée en 372 durant la période du royaume de Goguryeo, le bouddhisme a longtemps été la religion dominante de la péninsule unifiée et a profondément imprégné la culture coréenne.

Depuis quelques décennies, le bouddhisme connaît une sorte de renaissance et les Coréens redécouvrent les innombrables trésors spirituels de la tradition bouddhiste de leur pays.

Danses et musiques bouddhiques de Corée

1. Seungmu (exécutée par la danseuse Jin Yu-Rim, présidente de l’association pour la danse traditionnelle coréenne )

La danse Seungmu a été désignée en 1969 par le gouvernement coréen patrimoine incorporel n°27. Il s’agit d’une danse bouddhique solo, considérée comme la quintessence de la danse traditionnelle coréenne. La gestuelle en est particulièrement raffinée et empreinte d’élégance. L’habit de la danseuse est composé d’une longue robe blanche à large manches et d’une grande coiffe dissimulant le visage.

Les gestes des bras et les mouvements de l’habit sont en parfaite harmonie, les pas de la danseuse légers comme un papillon. La danse s’achève par un étonnant final au tambour, l’élégante danseuse se transformant en une percussionniste hors du commun.

2. Yeongsanjae(exécutée par l’Association Bulmosan pour la préservation de Yeongsanjae )

Il s’agit d’une cérémonie bouddhique coréenne remontant au royaume de Silla unifié (668-935) dans lequel le bouddhisme fut religion d’état. Yeongsanjae est une représentation grandiose composée de danses (Jakbeop) et de musiques rituelles (Beompae).

La cérémonie Yeongsanjae a été désignée patrimoine incorporel n°50 en 1973. La cérémonie présente de légères variantes selon la région concernée. Elle demeure toujours vivace dans trois régions (Séoul, Province de Kyungsang et Province de Jeolla) où elle est encore de nos jours exécutée dans les temples bouddhiques.

L’Association Bulmosan pour la préservation de Yeongsanjae (dirigée par le moine Suk Bong ) perpétue la tradition de la cérémonie de la Province de Kyungsang, située au sud-est de la Corée.

Yeongsanjae est la plus grande cérémonie bouddhique coréenne. Elle se déroule en principe sur trois jours et requiert la participation d’une vingtaine de moines. Pour la représentation en France, nous avons réduit le programme à une heure, en conservant les parties les plus emblématiques de la cérémonie.

Dans cette cérémonie, les danses -accompagnées de formules rituelles psalmodiées par les moines- sont en fait des mouvements permettant d’atteindre l’Illumination.

Yeongsanjae commence traditionnellement par un rituel préparatoire chanté visant à appeler l’âme des défunts et à purifier le lieu.

Dans la partie principale de la cérémonie, les moines et les bonzesses louent les vertus de Bouddha à travers les danses et les musiques suivantes :

2.1. Cheonsu Baramu
Cette danse des cymbales, exécutée par des moines, commence par un chant solo du moine Suk Bong. Le chant est suivi d’une danse exécutée par quatre moines accompagnés par le chœur. Parmi les six sortes de Baramu(danse des cymbales), Cheonsu Baramu est considérée comme la plus solennelle et la plus somptueuse des danses.

2.2. Dage Nabimu (danse du papillon)
Cette danse, au rythme lent et empreinte de sérénité, est exécutée par des bonzesses. A travers la symbolique de la transformation de la chenille en papillon, elle évoque la libération de l’être humain de tous les maux terrestres.

2.3. Sadarani Baramu
Il s’agit d’une autre danse des cymbales, dite ‘danse des quatre origines de la naissance’ visant à apporter au monde bien-être et sérénité.

2.4. Yojab Nabimu et Yojab Baramu
Danses jubilatoires exécutées par tous les moines et bonzesses participant à la représentation et accompagnées par des instruments traditionnels coréens : petit gong, grand gong, tambour et hautbois conique.

2.5. Hwacheong
Il s’agit d’un chant interprété par le moine Suk Bong qui a pour but de faire connaître à l’assistance des livres sacrés bouddhiques. Le moine Suk Bong s’accompagne lui-même d’un gong et il est aussi accompagné par un joueur de tambour. La mélodie est plutôt de nature joyeuse.

2.6. Beopgomu
Danse du tambour bouddhique interprété par le moine One Gong. Le rythme de la danse s’accélère et devient de plus en plus enlevé, le but étant de faire en sorte que tous les participants atteignent l’extase bouddhique.

Conférence

« Le zen, un cheminement vers la sérénité ? » par le grand maître Ko Woo*
 : Conférence donnée en coréen et traduite en consécutif en français, suivie d’un débat animé par Monsieur Odon Vallet, historien des religions

Projection de films

5 films coréens traitant le thème du bouddhisme. Tous les films sont sous-titrés en français.

de Ju Kyoung-Jung, 2002,1h40
de Bae Chang-Ho, 1990, 1h 31
de Seong Baek-Yeop, 2003,1h15
de Bae Yong-Kyun, 1989, 2 h 35
de Kim Ki-Duk, 2003, 1h46

AU PROGRAMME

Jeudi, 3 novembre

19h : de Bae Chang-Ho
21h : de Ju Kyoung-Jung

Vendredi, 4 novembre

15h : de Seong Baek-Yeop
18h : Conférence

Samedi, 5 novembre

20h30 : Représentation de Seungmu et de la cérémonie Yeongsanjae

Dimanche, 6 novembre

17h : Représentation de Seungmu et de la cérémonie Yeongsanjae

Lundi, 7 novembre

19h : de Kim Ki-Duk
21h : de Bae Chang-Ho

Mardi, 8 novembre

18h : de Seong Baek-Yeop
20h : de Bae Yong-Kyun

Mercredi, 9 novembre

19h : de Ju Kyoung-Jung
21h : de Kim Ki-Duk

Maison des Cultures du Monde, 101 Bd Raspail 75006 Paris



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