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« PATHOS » : exposition des jeunes artistes coréens


L’AJAC (Association des Jeunes Artistes Coréens) compte parmi les plus anciennes et les plus importantes associations d’artistes coréens en France et ses membres sont invités chaque année pour une exposition au Centre Culturel Coréen.

Cette exposition présente deux aspects de la notion de « pathos » - le corps, le paysage - à travers l’objet, la photographie et la peinture d’inspiration abstraite, poétique, onirique ou figurative selon l’artiste. Le pathos : ce qui émeut, touche, et bouleverse. C’est aussi ce qui est de l’ordre de l’outrance expressive et de la déformation, de l’excès. Dans son sens rhétorique, le pathos est une méthode de persuasion qui fait appel à l’émotion du public. Dans tous ses sens, il met en scène la sensibilité, l’émotion, le contact avec autrui : il parle de ce que le sujet éprouve dans son âme et dans sa chair ; il parle de l’interaction entre le sujet et de ce qui l’entoure : le monde, naturel ou urbain, et l’autre sujet, qui peut être affecté, ému, et connaître une profonde sympathie ou antipathie envers autrui.

Le visage humain, comme imprimé sur des linceuls, est vu dans toute sa poignante complexité (PARK In Hyuk). Le corps en tant que chair (KIM Eunhee), le corps fragmenté (JEOUNG In-Soo) ou pris dans une superposition de mouvements (WOO), fait l’expérience de la perception dans l’espace (RYU Deok-In), propice aux déambulations mélancoliques (KIM Nam Young). La réalité extérieure est elle aussi fragmentée (LEE Young-In) ; la nature devient un paysage poétique et onirique (YANG Tae-Kum), se perd dans l’image floue d’un paysage nostalgique (LEE Moon-Hee), devient une scène intérieure abstraite (HUR Kyung–Ae), ou un jeu d’ombres (YOUN Hye-Sung), ou bien ressurgit dans une matérialité travaillée par l’artiste (JIN Hyo-Seok).

La ville est le lieu de l’accumulation : amoncellement d’images et des sensations (PARK Soo-Hwan), qui tourbillonnent dans un collage kaléidoscopique (KWAK In Sang), ou d’objets qui sillonnent l’espace (KIM Gil-Wong), C’est aussi celui de la surprise suscitée par un micro-événement insolite dans une vision quasi-surréaliste de l’univers urbain (PARK Ja-Yong).

Le visage, dans sa nudité, et le corps, à travers sa matière même, ses postures, ses gestes, sont des lieux d’expressivité, d’éloquence souvent muette. Le corps parle de la dimension ludique, hédoniste de la chair, mais aussi de la dimension tragique de l’humain, pris dans les limites du charnel et sa finitude. Le paysage – naturel ou urbain - est une projection du sujet dans le monde ; le paysage extérieur est un miroir de l’âme, un paysage intérieur qui figure les mouvements intimes des affects.

Du 22 avril au 20 mai 2009 au Centre Culturel Coréen
2 avenue d’Iéna 75016 Paris (M° Iéna, Trocadéro)
Tél. 01 47 20 84 15 / www.coree-culture.org
Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 18h ( le jeudi jusqu’à 20h et le samedi de 13h à 17h )



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