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« Disparition » Exposition de photographies de Kim Oan


Selon Charles Baudelaire, la conscience du caractère « éphémère » du moment qui passe est une idée centrale dans le modernisme et c’est ce que la photographie, entre tous les autres domaines de l’art, signifie le plus puissamment. Cette conscience de la temporalité peut s’exprimer dans la peinture des impressionnistes, comme chez Monet qui cherche non à saisir l’objet mais à capturer le moment. L’appareil photographique est l’outil moderne de cette opération de saisie, de capture du moment dans son instantanéité. La lumière captée par la photographie est une métaphore de cette instantanéité.

KIM Oan capte cette lumière changeante dans la ville moderne lors de ses errances dans les rues désertes, dans ces lieux vides qui évoquent l’idée que le moment de la prise est déjà passé, est déjà un moment du passé, dépassé, déjà disparu.

KIM Oan a fait ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris mais aussi au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris : on peut imaginer que cette formation musicale lui donne sans doute cette sensibilité face à ce qui n’est pas de l’ordre du visuel, à ce qui est invisible, qu’il retranscrit dans ses images.
Chez KIM Oan, l’objet usé (entassement de sacs-poubelles, feuilles mortes sur une bouche d’évacuation…), libéré de sa fonction, accède à la pure existence. Cela évoque l’artiste surréaliste Eugène Atget et ses espaces vides très souvent sans figure humaine, ses paysages de rue dans la nuit, quand les actions humaines du jour ont pris fin, quand l’espace lui-même devient autonome par rapport à ces activités. KIM Oan explore les rues de New York, Londres, Séoul, Paris…pour capter ces moments de disparition. Ces scènes urbaines nocturnes d’entropie sont des métaphores d’un monde sans l’homme, d’un monde qui révèle l’essence même de notre existence, dans une expression rendue plus abstraite encore par l’utilisation du noir et blanc. Ce jeu d’ombre et de lumière dans ces espaces vides met en scène l’absence et la disparition.

Du 2 au 23 mai
au Centre Culturel Coréen
2, avenue d’Iéna - 75116 Paris
Tél. : 01 47 20 84 15 - Fax : 01 47 23 58 97

Vernissage : 2 mai à 18h
Entrée libre



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Printemps / Ete 2016 N°92

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