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Cycle de conférences « L’art et l’artisanat coréens »


Cycle de conférences permettant de mieux appréhender la richesse et le raffinement de l’art et de l’artisanat traditionnels de Corée, ainsi que la vitalité et la diversité de l’art contemporain coréen.

du 11 mars au 27 mai les mercredis à 18h 30
au Centre Culturel Coréen,
(2 avenue d’Iéna 75116 Paris – Tel : 01 47 20 84 15 )

Mercredi 11 mars, 18h 30
Peinture et sculpture bouddhiques de Corée
Par Pierre CAMBON , conservateur en chef du patrimoine / Musée Guimet
Peinture et sculpture bouddhique en Corée, le thème a fait l’objet récemment d’une belle exposition à Bruxelles du Musée National de Corée, avec le concours du Musée Guimet à Paris.

En reprenant ce thème, cette conférence se veut une introduction à quelques-uns des plus beaux chefs d’œuvre de l’art coréen, un voyage à travers deux mille ans d’art et d’histoire en Corée. Celle-ci témoigne d’une grande fidélité aux sources du Bouddhisme dont les premières images apparaissent au Nord-Ouest de l’Inde autour du 1er siècle.

Mercredi 18 mars, 18h 30
L’architecture bouddhique du Joseon
Par Francis MACOUIN, conservateur en chef de la bibliothèque / Musée Guimet
Un élégant pavillon multicolore couvert de tuiles grises évoque facilement un vieux monastère bouddhique niché dans les montagnes. Il est toutefois bien connu que durant le royaume de Joseon, c’est-à-dire du XVe au XIXe siècle, l’idéologie dominante était le confucianisme et que le bouddhisme eut à souffrir, alors qu’il avait été favorisé pendant les mille ans précédents.

En dépit de cela, la très grande majorité des bâtiments anciens dans les monastères datent de cette époque. C’est aussi durant ce temps-là que ces monastères ont acquis leur aspect et leurs particularités. À partir de quelques exemples illustrés, cette évolution sera retracée et sera exposé l’organisation interne des bonzeries qui en a résulté.

Mercredi 25 mars, 18h 30
Art et techniques de la bijouterie en Corée
Par Sou Ok JANG FRANCOIS, meilleur ouvrier de France en joaillerie
En Corée, les bijoutiers-orfèvres possédaient autrefois un savoir-faire extraordinaire.
Le bouddhisme et le chamanisme, qui ont profondément imprégné toute la culture coréenne, ont donné, dans la bijouterie-orfèvrerie, des œuvres magnifiques témoignant d’une grande créativité. Techniques irréprochables, décors ajourés d’une grande finesse, légèreté des formes, travail extrêmement minutieux, telles sont les caractéristiques de la bijouterie-orfèvrerie coréenne qui a connu son âge d’or sous la dynastie Silla.

De nombreuses pièces attestent aujourd’hui de la grande richesse des bijoux coréens à travers les différentes époques de l’histoire de la Corée. Cette conférence, présentant les plus beaux fleurons de la bijouterie-orfèvrerie coréenne, permettra de mettre en évidence l’esthétique toute particulière et inimitable de ces œuvres, ainsi que les techniques utilisées.

Mercredi 1er avril, 18h 30
La peinture coréenne à l’époque Joseon
Par Pierre CAMBON, conservateur en chef du patrimoine / Musée Guimet
La peinture coréenne à l’époque Joseon (1392-1910) fait preuve d’une réelle originalité et, à travers cinq siècles d’une histoire agitée, montre l’évolution de ce « Royaume ermite », sensible aux échos de mondes différents.

Témoin d’un gouvernement idéal au 15ème- 16ème s., la peinture reflète un monde confucéen en pleine reconstruction au 17ème s. après la guerre imjin, avant l’éclosion du 18ème s., le « siècle des Lumières ». Le 19ème s., quant à lui, témoigne de la vitalité d’une voie coréenne, en dépit des périls qui se font menaçants.

Mercredi 8 avril, 18h 30
La céramique de Corée
Par Dauphine SCALBERT, céramiste
La poterie ancienne sans émail est le témoignage le plus fidèle de l’histoire de Corée dès le Néolithique. L’objet céramique est témoin de la vie quotidienne des Coréens ; il devient expression de la beauté puis, en accompagnant les progrès technologiques, il véhicule les rêves des artisans et des usagers. Ainsi, la céramique de Goryeo nous plonge-t-elle au coeur du bouddhisme, tandis que celle de Joseon traduit l’esprit confucéen. La fabrication et l’usage des objets céramiques, présentés à travers de nombreuses photos, permettront également de découvrir les techniques propres aux potiers coréens.

Mercredi 29 avril, 18 h 30
Les palais royaux de Corée
Par Jean-Noël JUTTET, co-traducteur du livre « Les palais royaux de Corée » de SIN Yeong-hun
Les dynasties qui ont régné sur la Corée ont toutes construit des palais, mais ils ont disparu à l’exception de ceux que nous a légués Joseon, la dernière dynastie (1392-1910), qui avait choisi Hanyang (Séoul) pour siège. Ces palais, souvent maltraités par les vicissitudes d’une histoire mouvementée, parfois largement reconstruits, sont au nombre de cinq : le palais Gyeongbok, résidence royale principale, et les palais Changdeok, Changgyeong, Deoksu et Gyeonghui.

À l’aide de photos, nous déambulerons dans ces palais en abordant brièvement les circonstances historiques de leur construction, les aspects fonctionnels des salles et des pavillons, en tentant de mettre en évidence ce qui fait leur spécificité et surtout leur beauté.

Mercredi 6 mai, 18h 30
L’art contemporain coréen
Par KIM Sou-Hyeun, historienne de l’art et commissaire d’expositions
A partir des années 1970, l’art conceptuel, la performance et l’art minimal coexistent en Corée et on y voit se constituer nombre de groupes artistiques, avec une prédominance de l’art minimal qui se maintiendra pendant près de deux décennies. Depuis les années 1990, ce sont plutôt la photographie, l’art vidéo et l’installation qui sont au premier plan -comme d’ailleurs dans d’autres pays- et les jeunes artistes coréens sont influencés par ce mouvement post-moderne. En Corée, avec la disparition d’une approche idéologique de l’art, l’esprit individuel supplante l’esprit collectif et l’art vidéo est l’outil majeur de ce changement.

De nos jours, les artistes coréens sont de plus en plus présents dans toutes les grandes manifestations d’art contemporain (Biennale de Venise, etc.) et leurs noms commencent à être connus sur la scène internationale. Cette conférence nous permettra à la fois de mieux appréhender cet essor et connaître les grandes figures de l’art coréen d’aujourd’hui qui en sont les porte-drapeaux.

Mercredi 13 mai, 18h 30
Les artistes coréens en France
Par Patrice de LA PERRIERE, directeur du magazine « Univers des Arts »
Les artistes coréens sont venus chercher en France, et particulièrement à Paris, lieu de tous les possibles artistiques, de nouvelles techniques mais aussi de nouvelles inspirations. Beaucoup sont retournés en Corée après des séjours plus ou moins longs, d’autres sont restés en France tout en continuant, bien sûr, à exposer au Pays du Matin Calme.

Il est très intéressant de constater que plus les artistes coréens acquièrent la maîtrise de techniques occidentales, comme par exemple la peinture à l’huile, plus ils se libèrent et font éclore de riches personnalités. La découverte de la France par les artistes coréens marque un tournant décisif dans l’évolution artistique de ce pays.

Mercredi 20 mai, 18h 30
- Les ateliers d’art du Centre Culturel Coréen
« Art des nœuds coréens ou maedup » et « Vannerie en papier coréen »
Par KIM Sang-lan, artiste et professeur animant ces ateliers

Art des nœuds coréens ou maedup : La tradition de la parure coréenne ou maedup est l’expression d’un art de vivre. La manipulation méditative et poétique du fil, l’élaboration de motifs à l’aide de nœuds puisent dans la tradition pour s’épanouir en une multitude de créations originales. Cet art textile est une sorte de métaphore de l’imaginaire coréen où vivre, sentir penser se définit en terme de liens noués, rompus, de nouveau liés….

Vannerie en papier coréen : Le papier coréen dakji, support de la calligraphie et de la peinture, a également été utilisé pour la fabrication d’objets de vannerie, en raison de sa résistance et de sa grande souplesse. Découpé en fines lamelles, puis tressé et tissé à plat et en trois dimensions, il devient objet du quotidien, panier, tasse de thé, coffret pour les bâtons d’encre, ou pierres à encre de lettré, mais aussi sandales, table et véritable meuble.
Chaque présentation d’atelier sera suivie par un bref exposé du savoir-faire et des techniques enseignés.

Mercredi 27 mai, 18h 30
- Les ateliers d’art du Centre Culturel Coréen
« Peinture coréenne » et « Calligraphie coréenne »
Par KANG Young-suk, artiste et professeur animant ces ateliers
Peinture coréenne : Tout au long de leur histoire, les Coréens ont toujours été très proches de la nature. L’observation de la nature leur a d’ailleurs permis de tirer un enseignement moral d’où ils puisent leurs vertus essentielles. Et, parmi les thèmes principaux de la peinture coréenne -le paysage, le portrait, les scènes de la vie quotidienne, les fleurs et les oiseaux-, la plupart sont liés à la nature. Les techniques de base de cette peinture peuvent être abordées à travers les « quatre piliers de la sagesse » que sont le prunier, l’orchidée, le chrysanthème et le bambou.

Calligraphie coréenne : A travers ses caractères, la calligraphie permet d’exprimer notre monde intérieur et spirituel. Comme la peinture, elle se compose au moyen de points, de traits réalisés au pinceau et de vide. Dans la Corée de l’ancien temps, elle faisait partie des six arts majeurs des lettrés et des sages, à savoir : la courtoisie, la musique, le tir à l’arc, l’art de gouverner, les sciences et… la calligraphie. C’est à partir de l’invention de l’écriture coréenne hangeul, au 15e siècle, sous le règne du grand Sejong, que l’on verra se développer une calligraphie spécifiquement coréenne.
Chaque présentation d’atelier sera suivie par un bref exposé du savoir faire et des techniques enseignés.

*Entrée libre dans la limite des places disponibles



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