« ACCESSOIREMENT »

13 Sep Centre Culturel Coréen 2, avenue d'Iéna 75016 Paris 75016 - Paris

Du 13 septembre au 25 octobre 2017 au Centre Culturel Coréen

Exposition d’art & bijou contemporain
de Marion Delarue, Marine Dominiczak, Annie Sibert

Vernissage le mercredi 27 septembre 2017

Conférence le mercredi 11 octobre à 19:00 au centre culturel coréen de Paris
"FAIRE & ÊTRE Corée : objet, corps et esprit en métamorphose"
Intervenantes :
- Florence Galmiche (maître de conférence en anthropologie)
- Mi-Kyung Yi (Professeure de psychopathologie clinique)
- Sang A Chun (commissaire d’exposition)
+ artistes

Intitulée Accessoirement, l’exposition rassemble trois artistes de bijou contemporain françaises dont les créations amènent un regard spécifique sur la Corée, sa culture et ses traditions. Effectivement, elles ont mené chacune des recherches artistiques durant leur séjour en Corée. Elles essayent de se réapproprier dans leur travail personnel les techniques traditionnelles d’artisanat coréen, telles que Otchil (Marion Delarue) et Ipsa (Annie Sibert). Marine Dominiczak, avec sa vision élargie de ce que représente la parure, explore en outre des aspects sociologiques du pays.

C’est grâce à un programme d’échange universitaire en Corée (2010) que Marion Delarue commence un apprentissage d’artisanat traditionnel coréen en céramique, verre et laque naturelle coréenne (Otchil). Elle réalise la série Cracheh (2011-2013), Monstres de compagnie (2013) et Cadavre exquis (2015), les inspirations de la plupart de ces bijoux ont été puisées dans la symbolique de certaines créatures en Corée (porteurs de chance) avec l’idée de les « porter », ou des formes de l’objet « portable » (coiffe féminine coréenne). L’artiste tente de rapprocher le savoir-faire traditionnel et la contemporanéité, ou encore l’artisanat et la pensée critique à travers ses créations de bijou.

Quant à Marine Dominiczak, le travail se déploie autour du corps, des relations qu’il entretient avec son environnement et de sa perception au sein de la société. Les notions de normes, de beauté et d’apparence sont au cœur de ses réflexions. Son projet Small Face (2015) initié en Corée porte un regard critique sur la société coréenne où la beauté et l’apparence physique sont presque des valeurs absolues ou conditions requises pour la réussite sociale, et que, par conséquent, le recours à la chirurgie esthétique s’est totalement banalisé. L’artiste s’interroge ainsi sur le rôle et l’idée de « parure » dans le sens étendu, et là le corps devient l’ultime parure.

La conception de bijou chez Annie Sibert est proche de celle de sculpture, notamment par son utilisation privilégiée des métaux. Dans sa série de photographie Allégorie à, elle développe son regard singulier sur le sujet, à travers des éléments architecturaux (anneau marin, serrure de porte…) transformés en potentielles parures. En Corée, elle réalise une broche intitulée Synapse avec la technique Ipsa (incrustation de l’argent sur métal) qui, selon son maître, amène l’artiste à chercher à atteindre la maîtrise de son esprit au point de faire apparaître son âme dans le métal. En y appliquant cet enseignement à sa manière, elle crée un interstice telle une synapse où la créatrice peut dialoguer avec le porteur du bijou.

Le titre de l’exposition Accessoirement renvoie à la manière de concevoir l’exposition : montrer non seulement des pièces finales mais aussi éléments de processus et de recherches (photos, ouvrages, etc.) qui ont accompagnées les artistes. Il remet en question également le statut de l’objet bijou aux multiples facettes et le corps et son environnement social qui l’accueillent. Faisant partie du Parcours bijoux organisé dans différents lieux de la capitale durant l’automne 2017, l’exposition offre au public français l’occasion de découvrir un ensemble de bijoux originaux et atypiques et de recherches richement documentées et esthétiquement attrayantes.

Diplômées de l’atelier bijou de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (HEAR, Haute école des arts du Rhin), toutes les trois artistes exposent régulièrement dans différents pays du monde et partent à la découverte de nouveaux matériaux et techniques nouvelles.


TABLE RONDE / MERCREDI 11 OCTOBRE 2017 DE 19H À 20H

Faire & Être
Corée : objet, corps et esprit en métamorphose

Modératrice : Sang-A Chun (commissaire de l’exposition)
Artistes : Marion Delarue, Marine Dominiczak, Annie Sibert
Intervenantes :
Florence Galmiche, maître de conférences en Langues et Civilisations de l’Asie Orientale à l’Université Paris Diderot
Mi-Kyung Yi, professeure en Études psychanalytiques à l’Université Paris Diderot, psychologue clinicienne et psychanalyste

Dans le prolongement de l’exposition « Accessoirement », nous proposons une table ronde avec les trois artistes et deux intervenantes, respectivement sociologue et psychologue. Intitulée « Faire & Être », elle a pour objectif d’explorer les rapports entre objet, corps et esprit dans la société coréenne qui est actuellement en pleine mutation.
Les artistes ont développé chacune un projet artistique autour des éléments constitutifs de la culture traditionnelle et moderne coréenne, tels que symboles, matériaux, pratiques artisanales, phénomènes socioculturels… Ces différents éléments les ont inspirées, donnant naissance à une création de bijoux atypiques aussi bien d’un point de vue technique qu’esthétique et traduisant leur volonté de recherche transculturelle, tout en proposant un regard à la fois critique et attachant sur la société coréenne.
Partant du questionnement sur le statut et la notion de l’objet « accessoire », notamment en relation avec le corps féminin, nous tenterons de l’analyser sous divers angles (anthropologique, sociologique, psychanalytique, culturel…), afin de mieux comprendre la société coréenne contemporaine avec ses rapports particuliers aux apparences. Le corps, comme une ultime parure, se trouve ainsi au cœur de nos discussions. Il devient un outil permettant de « s’améliorer », d’« être performant » de répondre aux obligations sociales en Corée. Va-t-on, dans ce pays, jusqu’à penser que c’est l’apparence physique qui est à la base de la construction de l’identité des personnes ?

Entrée libre dans la limite de places disponibles
Réservation : Cliquez ici

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