« SENS DESSUS DESSOUS » Exposition de Min Ye-eun

« SENS DESSUS DESSOUS » Exposition de Min Ye-eun

04 Feb Centre Culturel Coréen 2, avenue d'Iéna 75016 Paris 75016 - Paris

Du 4 au 25 février 2015 au Centre Culturel

Dans le cadre de la série « Regard sur les artistes coréens prometteurs »

Min Ye-eun imagine un espace dans lequel des notions telles que dispersion, désordre, disharmonie, interférence (reprises d’un discours sur la créolisation du romancier français Édouard Glissant), deviennent une force créatrice. Min, qui a grandi en côtoyant deux cultures différentes, questionne cet état d’entre-deux, notamment de métissage de la pensée à travers le langage et les objets fonctionnels ou symboliques, possédant une connotation spécifique.

L’artiste use de diverses méthodes de création telles que sculpture, dessin, installation, vidéo, ou performance... Elle met en jeu des matériaux, des techniques, des formes ou des mots auxquels elle attribue toujours un sens inhabituel, oscillant et aléatoire. Une langue commune, Sortie du masque, Grue, Signe phonétique, Tradition… Autant de titres d’œuvres qui attestent, chacun à sa manière, de la préoccupation artistique de Min Ye-eun, à savoir ses questionnements sur le concept d’identité et de ses différentes composantes.

L’artiste aborde le problème des langues, en comparant les noms propres à la Langue commune. Des noms comme Pansori et Hahoetal représentent la singularité et l’originalité culturelle d’un pays – la Corée – mais leur usage révèle aussi naturellement un aspect commun et universel. Ces noms peuvent cependant demeurer opaques et incompréhensibles – contrairement à la langue commune dite langue « transparente » –, si on ne connaît pas un pays et sa culture.

L’œuvre éponyme de Min Ye-eun, Une langue commune, est dans ce sens représentative de son travail. L’artiste met en œuvre l’aspect contradictoire du langage, en superposant « Une langue commune » écrite en plusieurs langues différentes, ce qui crée réellement une opacité. Ainsi, ces langues ne sont plus identifiables ni communicables. Déjouer les codes, en procédant au détournement des usages et des sens habituels, donne au spectateur une certaine marge de manoeuvre pour laisser s’exprimer librement sa sensibilité et son imagination.

Née en 1986 à Séoul, Min Ye-eun a fait ses études artistiques en France, à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole. Elle a participé à des résidences d’artistes / workshops et des expositions collectives, notamment à l’Institut culturel français au Bénin et au Centre d’art contemporain Le Creux de l’Enfer, à Thiers. Elle vit et travaille actuellement entre Paris et Séoul.

Les derniers programmes

Afficher tous les programmes
Expositions
« WEBTOON ! – Spécial PyeongChang...

Du 19 janvier au 28 février

Cinéma
24e Festival International des...

Du 30 janvier au 6 février

Autres
45e Festival International de la BD...

Du 25 au 28 janvier