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Exposition de Soyeon Cho

Du 9 septembre 2016 au 15 octobre 2016

De 10h00 à 19h00

H Gallery
90, rue de la Folie-Méricourt
75011 Paris
www.h-gallery.fr



Du 9 septembre au 15 octobre 2016 / H gallery

Vernissage : Jeudi 8 septembre 2016 de 18h à 21h

En septembre 2016, Hélianthe Bourdeaux-Maurin, historienne d’art, commissaire d’exposition, ancienne galeriste à New York pendant 8 ans (Peter Freeman, Parker’s Box) et Chargée des Expositions de la Pinacothèque de Paris pendant 6 ans, s’allie aux fondateurs de la Galerie Sisso et devient la nouvelle directrice associée de la galerie.
La “Galerie Sisso” devient elle-même la “H GALLERY” et adopte une nouvelle ligne artistique fondée notamment sur la découverte et la mise en valeur de talents qui n’ont jamais été montrés en France, en particulier des artistes qui vivent et travaillent en Amérique du Nord et en Amérique Latine.
Ces artistes utilisent des mediums aussi variés qu’installations, peintures, dessins, sculptures, vidéos, performances ou photographies. Ce grand continent qu’est l’Amérique fait l’objet de tellement d’attention qu’il nous semble déjà connu.
Pourtant, il renferme encore des trésors inexplorés au carrefour de cultures qui nourrissent autant sa diversité que sa contemporanéité. Les premières expositions seront des expositions personnelles d’artistes tels que Matt Blackwell (Américain), Davide Cantoni (Italo-Américain) ou encore Noa Charuvi (Israelo-Americaine).

L’exposition de la H Gallery qui ouvre au public le 8 septembre 2016 présente des installations, des dessins et des peintures de l’artiste américaine et coréenne, Soyeon Cho.
Cette dernière était encore étudiante à la School of Visual Arts de New York lorsqu’elle fut invitée à participer à sa toute première exposition en galerie qui était également la première exposition new-yorkaise d’une jeune curatrice, fraîchement arrivée aux Etats-Unis, Hélianthe Bourdeaux-Maurin. Il semblait donc une juste et belle boucle de l’histoire que, 12 ans plus tard, l’exposition inaugurale de la H Gallery propose la première exposition personnelle de l’artiste Soyeon Cho, en France.

Soyeon Cho a développé le talent d’employer et de détourner les matériaux du quotidien les plus inattendus et les plus triviaux, tels que cotons-tige, fourchettes en plastique ou, dans le cas de cette exposition, animaux en plastique pour enfants ou nattes de paille, afin de les transcender et de produire, par leur assemblage, des univers magiques et étonnants.

Elle multiplie et construit de petits mondes, à la limite de l’infiniment petit et de l’infiniment grand, à la frontière des beaux-arts et de l’architecture, dans la veine d’une artiste issue de la même école new-yorkaise, Sara Sze.
Ses installations, où les jeux de lumière ajoutent une grande poésie, renvoient le visiteur au monde de l’enfance, des rêves, lorsque tout était possible et imaginable, surtout le meilleur... Soyeon Cho nous permet de jeter un regard nouveau sur les objets qui nous entourent et nous réapprend à voir...

Dans ce monde parfois si noir et si effrayant, elle nous enseigne que la beauté et la légèreté peuvent réapparaître au coin de nos rues, de nos appartements et jusque dans nos tiroirs de cuisines. Elle nous rappelle que la beauté réside dans la décision de l’artiste mais aussi et surtout, dans l’œil du regardeur…

Les œuvres de Soyeon Cho se lisent en plusieurs étapes : de la sensation de beauté pure à la nécessité d’un décryptage sensible de la perception…
Loin d’être seulement des visions idéales, elles suggèrent que, au-delà de la séduction, grondent de façon sous-jacente les défis présents et futurs auxquels sont confrontés les êtres humains, tant sur le plan environnemental que sécuritaire.
Le glacier perturbant qui est réalisé in-situ par l’artiste pour cette exposition inaugurale et qui s’élève vers le plafond de la galerie, se situe entre la vague du tsunami et la montagne de neige. Il fait écho autant à la fatalité de la fonte des glaces qu’à la boucherie puritaine de notre XXIe siècle.
De même, son tapis volant passe de l’enchantement des Mille et Une Nuits à un cauchemar de plantes carnivores, entre le sublime et le mal être. Il est une pierre tombale, une dernière ode à la forêt avant sa disparition, un monument célébrant la perte… Pourtant, l’élévation, le vol, l’humour et l’apparente joliesse qui traversent chaque détail conservent l’espoir vivant et le désir de s’échapper, intact…

Ses peintures dévoilent des grilles et des montagnes qui apparaissent ou disparaissent sous le travail de la brosse, du crayon gras qui raye la peinture et des touches évanescentes de feuilles d’or. Elles suggèrent les prisons plus ou moins dorées dont nous nous entourons et n’ont pas la naïveté qu’on pourrait leur prêter : entre le noir et le blanc, elles oscillent entre le dessin et la peinture, entre le paradis et le paradis perdu…
Envers et contre tout, l’essence de la démarche de Soyeon Cho est que reste vivace la possibilité inaltérable de réinventer notre univers, nos vies, de les recréer sans cesse.

Notre monde a-t-il vraiment plus besoin de prises de conscience plutôt que de retrouver sa capacité à rêver, à imaginer le meilleur et le plus beau, à transformer l’anodin en signifiant, le rien en tout, le laid en beauté, l’objet en œuvre, l’outil
en art, le dur en doux et l’ironie en rire enfantin ? Ce sont les questions que posent aujourd’hui les œuvres de Soyeon Cho sous leur apparente candeur…




Expositions

01/12/2016 - 14/01/2016

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Printemps / Ete 2016 N°92

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