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Exposition de Chong Jae-Kyoo

Du 21 octobre 2016 au 22 octobre 2016

De 09h30 à 18h00

Centre Culturel
2, avenue d’Iéna
75116 Paris



Du 21 au 22 octobre 2016 / Centre Culturel


Vision de la ’Photo plasticienne’ - A la recherche d’une force nouvelle de la photographie


Nous vivons dans la magie des images photographiques à travers leurs différentes fonctions. Nous faisons même une expérience photographique selon les habitudes sociales, établies sur la confiance et la croyance à ces images photographiques. On peut dire que c’est une ’force’ que montrent les images techniques. Mais il ne faut pas oublier non plus le rôle de la perception optique dans le mécanisme de la photographie, qui est fondé sur la perspective linaire. Cela peut se comprendre dans le même contexte que le sujet sur la ’surface plane aux deux dimensions pour percevoir les quatre dimensions’, lequel consistait, au début du 20e siècle, à poser la question sur la perception optique dans la peinture moderne. Autrement dit, la question sur la perception de la ’surface plane aux deux dimensions’ dans l’image photographique concerne la perception de la réalité de la lumière dissimulée, après projetée par le mécanisme de la photographie.

L’image photographique rend un objet réel indicatif et représentable par la mémoire de conscience et l’opération d’association et elle peut aussi donner occasion à percevoir la réalité de la lumière cachée derrière cette image. Le premier concerne la ’connaissance photographique’ d’un objet réel, le dernier vise à se libérer d’être une image par la destruction de l’information photographique. Autrement dit, une ’image photographique en tant que scène’ se détruit et elle vise à être une ’image photographique en tant que lieu’ qui lui permet d’exister en elle-même. On peut distinguer clairement la ’scène’ d’un objet réel et son ’lieu’, de même que je considère qu’on peut distinguer la ’scène’ et le ’lieu’ dans l’image photographique. Ce point de vue suppose qu’on peut éprouver une force nouvelle de la photographie à travers ’l’acte de perception photographique’ au lieu de ’l’acte de connaissance photographique’. J’appelle cette photographie ’ Photo plasticienne’ qui se distingue de la ’photo d’information’ ou de la ’photo d’art’.

L’image photographique appartient ’au présent dans le passé du point de vue des temps. L’instant de regarder une image photographique est, donc, le moment présent appartenant au ’future du passé’. La force magique de la photographie se fonde sur une illusion de simultanéité entre le présent du passé et de l’instant présent qui est le future du passé, c’est à dire, une illusion de l’accord des temps. L’indication et la représentation évoquées par une image photographique est aussi la perception de connaissance simultanée qui se résulte de la mémoire cachée dans la conscience et de l’association. C’est un circuit de la connaissance photographique qui attribue à l’image photographique une impression réelle comme si elle est une image réelle et pourtant elle est une image virtuelle : une réalité des temps. Dans ce sens, nous pouvons dire qu’on lit la photo quand on la regarde. La seule différence avec la langue écrite (une écriture ?) est que la connexion d’entre la conceptualisation de forme et la subconscience se fait aussi rapide qu’une vitesse de la lumière. En effet, la vitesse de changement de ’l’instant de regarder’ à ’l’instant de lire’(l’instant de faire l’association d’idées) est telle une vitesse de la lumière. Cette illusion des temps devant l’image photographique ne nous permet pas d’éviter enfin le phénomène d’exclusion de la ’perception’ et de la ’connaissance’.

Mon travail de ’Photo plasticienne’ a pour tâche de reconstruire en structure de perception la réalité de la lumière cachée à travers les techniques de déconstruction plasticienne : découper une image photographique formée par la projection de la lumière, la tisser, la flasher. L’information et la représentation photographiques, dont l’ intensité se diminue ou s’interrompe par ces différentes techniques, se changent en surface plane aux deux dimensions et s’opposent à la surface en tant que fond de l’image : l’image photographique transformée en hors image fonctionne, au lieu de disparaître, en tant que surface nouvelle. L’illusion optique qui se produit entre la surface et le fond de l’image photographique peut correspondre à une expérience de perception de la lumière cachée derrière cette image photographique. Le message, dont l’information de l’image photographique se fond dans cette illusion optique, tient du ’caractère symbolique’. Le ’symbole photographique’, qui se distingue de la ’connaissance photographique’ de l’objet réel, permettra de réfléchir sur la place de l’homme dans le monde à travers l’image photographique qui est une image technique. Il permettra aussi de connaître l’image photographique comme un symbole représentant la place de l’homme dans le monde : l’image photographique ne peut pas exister sans lumière de même que l’homme ne peut pas exister dans le monde sans lumière. Ainsi, la ’Photo plasticienne’ a pour tâche de rechercher une force nouvelle de la photographie surmontant le conflit et l’exclusion d’entre la ’perception’ et la ’connaissance’ par les réflexions sur la ’perception’ et le ’symbole’.


CHONG Jae-Kyoo, le 4 octobre 2010, à Malakoff en France




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